I'm sorry : j'ai un peu de mal à tenir régulièrement à jour ce blog et ce, en raison d'un manque d'inspiration résultant d'une vie sociale débridée. Enfin, non, pas vraiment. Je n'ai toujours pas de vie sociale... mais ce n'est pas le propos, ici.
Bref, dans mon dernier post, je vous racontais que je désespérais de trouver une école pour septembre 2007. Vous vous en souvenez ? Et bien, une petite lueur d'espoir aussi vive qu'une ampoule à faible consommation vient d'éclaircir la monotonie sombre de ma représentation de l'avenir à moyen et long terme. En clair, pour décoder ce Luchinisme (il m'arrive souvent d'être possédée par F. Luchini.. mais rassurez-vous, cela ne demande aucun traitemant médical contraignant): j'ai eu un autre entretien pour une licence, entretien que je m'en vais vous conter dans les grandes lignes.
Lundi 25 juin : rendez-vous à 14h pour un entretien de sélection (test anglais + entretien) pour une licence Intelligence Economique à Créteil. (Oui, je sais "Intelligence Economique", ça fait un peu pompeux.... mais, je trouve ça classe !)
J' arrive à 13h15 sur les lieux du prochain crime (je précise connaître un peu les lieux pour y avoir subi...fais mon DUT TC) et repére l'endroit exact avant de me balader dans les méandres de la faune et flore cristollienne (c'est à dire les pigeons et de l'herbe).
Après un long moment de tournage en rond, je me rends sur le lieu de la convocation où 6 personnes attendent déjà (mon esprit vif et éclairé en a rapidement déduis qu'ils étaient également là pour la licence IE.... je sais, je déduis vite). Les minutes s'égrennent en même temps que les autres postulants arrivent, et au final on doit être 14 ou 15.
Tels de grands seigneurs, le jury arrive vers 14h10 et quelques furifs regards mauvais ou terriblement anxieux sont échangés entre les candidats (pas moi... non, moi j'étais en admiration devant mon superbe pantalon classique qui s'harmonisait admirablement bien avec mes chaussures.... chaussures qui m'avaient coûté quelques 25€ : des babies à talons carrés. Des chaussures sympas avec un pantalon, mais pas très élégantes avec une jupe... des chaussures que je ne regrettais vraiment pas d'avoir acheté car... Mais...Oops, je m'emballe à nouveau... Bref, c'est dire si mes chaussures me passionnaient à ce moment-là...). Donc disais-je, des regards mauvais qui semblaient dire "Quelqu'un osera t-il lancer amoureusement des pétales de rose sur le passage des membres du jury afin de s'attirer leurs grâces ?"
La précision me semble importante : Même subjuguée par mes pompes, je ne me souviens pas avoir vu des pétales de rose voler... (mais cela peut-être un procédé subtil lors d'un prochain entretien...)
Les profs semblaient très détendus. Nous non. Un prof a mentionné qu'un étudiant devait faire une intervention auprès de nous... mais qu'il était en retard : le programme était par conséquent chamboulé.
3 étudiants sont allées passer le test écrit d'anglais, 2 autres passaient leur oral (chacun avec un jury composé de deux personnes) et les autres attendaient fébrilement que l'étudiant arrive. Comme des blaireaux. Je faisais partie des blaireaux.
Mes chaussures ont peu à peu quitté mon esprit encombré par... et bien, par rien en fait. Etrangement, je ne ressentais aucun stress, aucune angoisse : j'avais le cerveau aussi vide que celui d'Eve Angeli. La pensée d'avoir un point commun avec elle étant assez inquiétant en soi, je me suis donc évertuée à trouver une occupation pour mon cerveau...
Au moment même où je m'apprêtais à estimer le nombre de petits carrés qu'il était possible de dessiner au plafond (c'est beaucoup plus cérébral que mes chaussures), la porte de l'ascenseur s'est ouverte : un brun pas trop mal, vêtu d'un costume ("un peu trop grand pour lui" dirait mon ami Karl L.) dégageant une sympathie enivrante nous a lancé un sourire à faire fondre un slip kangourou. Le genre d'homme devant lequel une célibataire névrosée (Bridget Jones ou moi) se pose pleins de questions existentielles, juste au cas où... (épilation du maillot ? ok. Lingerie coordonnée ? ok. Haleine fraîche ? oops ! Besoin d'un menthos). Le moment de la révélation arrive : Alors, le beau brun, HDMV ? (Homme De Ma Vie )?
Non.
Juste le fameux étudiant.
Fichtre.
Bon, tant pis. Ce sera pas lui. Mais puisqu'il est là, a t-il des trucs intéressants à nous raconter ?
Fin de la Partie 1 (à suivre)


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